L’arthrose du genou : traitement chirurgical

Appelée plus communément gonarthrose dans le jargon médical, c’est l’usure de l’articulation du genou occasionnant une gêne dans la vie de tous les jours pour ceux qui en sont atteints. Diagnostiquée par radiographie, bien qu’elle puisse être très évoluée, la gonarthrose ne necessite pas forcément la pose d’une prothèse de genou. Cependant, dans le cas où le patient souffre excessivement de cette gêne, malgré les différents traitements médicaux telle que la kinésithérapie ou l’infiltration, etc. le traitement chirurgical s’impose.

L’arthroplastie de genou

La prothèse de genou est une intervention qui consiste à remplacer l’articulation du genou, ne pouvant plus assurer ses fonctions quotidiennes notamment marcher, monter ou descendre les escaliers, etc. en raison de l’importance de l’usure de celle-ci.

La prothèse est composée de trois implants : la prothèse de la rotule, la prothèse fémorale et la prothèse tibiale. Elle est posée sous anésthésie générale ou locorégionale et l’opération dure au plus une heure et trente minutes. Par la suite le patient est hospitalisé pendant une semaine.

Points importants et précautions

La durée de vie d’une prothèse du genou ne dépasse pas vingt ans. Ainsi, il est préférable d’éviter de la poser avant 60 ans. En outre, il est également recommander de ne pas opérer trop tôt. Effectivement, plus l’individu est jeune plus il sollicitera sa prothèse donc réduira sa longévité. Bien entendu, il est possible de changer une prothèse du genou mais cela n’est pas sans complication quand la qualité osseuse et la tenue des ligaments latéraux font défaut. A cette prothèse s’ajoute donc des quilles implantées à l’intérieur de l’os du fémur ou du tibia.

Il est aussi important de bien s’interroger sur les raisons de recourir à une arthroplastie du genou. Beaucoup sont ceux qui veulent s’avancer dans ce choix parce que leur gonarthrose les invalide dans leur pratique sportive. Pourtant, l’ensemble des sports entrainant des micro-impacts tels que le VTT, le judo, le rugby,… sont définitivement à proscrire après la pose d’une prothèse du genou. Il faut éviter tout risque suscesptible d’entrainer un descellement.

Mais cela ne veut aucunement dire qu’après une arthroplastie du genou, les patients deviennent totalement « fragilisés ». Le plus important c’est de savoir se poser des limites.